chateau d'alba

expos

En raison des mesures exceptionnelles liées à la crise sanitaire, le chateau d'Alba a dû modifier et adapter la programmation de la saison 2020.
Nous vous remercions par avance de votre compréhension.
L'exposition Eclats de matière de Caty Laurent est prolongée jusqu'au 20 septembre 2020.
L'exposition Donner à voir par le groupe Transform initialement prévue du 21 juin 2020 au 20 septembre 2020 est reprogrammée pour l'été 2021.
Les vernissages des 6 et 20 juin sont reportés à la saison 2021.
voir les concerts Une saison au chateau

21ème exposition de printemps

du 6 juin au 21 juin 2020

du mercredi au dimanche et jours fériés de 10h30 à 18h30

du 21 juin 2020 au 20 septembre 2020

du mardi au dimanche et jours fériés de 10h30 à 18h30

Nous vous proposons un aperçu de l'exposition en cours Eclats de matière par Caty Laurent

Eclats de matière

Caty Laurent

ardoises

Caty Laurent
Inégalités, ardoises, 90x90, 2019

La mosaïque reste pour beaucoup un art décoratif architectural ou utilitaire. Pourtant, il existe désormais des mosaïstes qui renouvellent cet art dans une démarche contemporaine.
Pour ma part, je me suis affranchie des conventions artistiques propre à cet art : je travaille un matériau peu usité - l'ardoise - et la présente sous plusieurs variantes : tableaux, sculptures, installations ou mosaïques murales.
Le liant fait partie intégrante; trace, motif ou fond, il vient renforcer ou contraster la matière.
Les oeuvres, géométriques ou abstraites, sont créées dans un esprit minimaliste : simplicité des formes, monochrome nuancé selon la pose des tesselles d'ardoise.
Je veux aller à l'essentiel, sans fioriture. La perfection n'est pas de mise; l'erreur, le défaut ou l'accident sont plutôt valorisés.
Mon propos, à double sens ou à sens caché, veut dérouter et remettre en question nos croyances et nos certitudes.
Volontairement sans cadre, hors cadre, décadrées, recadrées, par de nouveaux repères, je propose une relecture de la mosaique.
A chacun d'interpréter les oeuvres selon ses émotions et sa propre perception, en laissant l'imagination et le désir l'emporter sur la réalité et le tangible.

Caty Laurent www.catylaurent.com

Caty Laurent
Hors cadre, ardoise, or, 125x120, 2018, détail

donner à voir

du 21 juin au 20 septembre 2020
prévernissage samedi 6 juin à 18h

Le dresseur de machines

performance de Magnus Kuhn et Werner Kiesel

du mardi au dimanche de 10h30 à 18h30

Transform

autour des arts plastiques

Werner Kiesel
Irmtraud Klug-Berninger
Cornelia Krug Stuehrenberg
Magnus Kuhn
Gerhard Nerowski
Rolland Schaller

vernissage samedi 20 juin à 18h
concert

Makam, routes de la transe

aux portes de l'Orient et des Balkans

Johnny Makam

Ebru Aydin chant, clavier
Camille Holzer guitare électrique
Yann Le Glaz saxophone
Nicolas Oustiakine contrebasse
Florent Rousset davul, darbuka

Avec l'énergie et le son de ce groupe né à Istanbul, la fièvre des musiques balkaniques nous envahit... Mais aussi le grand blues de l'Anatolie Turque, les rythmes aksak tranchants comme des sabres. A ces musiques, le groupe Johnny Makam infuse l'électricité du rock et nous voilà embarqués vers la danse, vers le cri de joie.

Johnny Makam

Johnny Makam www.johnnymakam.com

TRANSFORM

L'opinion qui ressort toujours dans de nombreuses prises de position, c'est que la réalisation des arts débouche sur un fait exceptionnel, à savoir que des individualistes parfaitement isolés exercent leur activité en tant que créateurs d'art. Ceci a été amené de façon concise et sans fioriture par EH Gombrich dans le discours sur le sens, le but et sur une définition encore possible de l'art actuel avec la phrase il n'y a plus de styles artistiques, mais bien que des artistes. Cela pourrait être aussi reformulé en disant qu'il existe autant de styles artistiques que d'artistes. A ce stade, l'on pourrait se rallier à l'idée que les artistes exercent un métier solitaire et justement pour cette raison, se rassemblent en groupes de travail, ou en groupes d'artistes. Pour un meilleur échange, pour une confirmation réciproque. Mais au moins du point de vue du contenu, il est difficile de maintenir cette pensée. Dans les groupes d'artistes existant aujourd'hui, on ne voit rien qui pourrait ressembler à une harmonisation du contenu, comme c'était le cas, au moins dans les déclarations, chez les expressionnistes, le groupe des Bruecke-Kuenstler, également à Worpswede ou chez le Cavalier bleu dans les manifestations qui alors, avaient encore couramment lieu.

Lorsqu'aujourd'hui des artistes se regroupent, il n'y a aucun discours portant sur une idée commune. On espère plutôt trouver dans la sympathie réciproque un soutien dans la démarche qui devient de plus en plus difficile pour aller vers l'exposition publique. Le succès visé n'est tout d'abord pas le succès du groupe mais au contraire le succès de chacun individuellement, succès qui est peut-être plus facile à atteindre avec le groupe. Le succès est aussi, et ceci tout à fait dans le sens de notre monde mercantile, d'abord un succès économique. Car c'est là que la valeur des œuvres d'art et par là aussi des artistes est transformée en une grandeur mesurable. C'est ainsi que, du grand pot où se mélangent tous les évènements artistiques, il ressort une estimation qui est ensuite poussée dans la lumière du succès. Il semble ici que ce n'est pas un choix fortuit qui se produit, mais au contraire que c'est une parenté étroite entre l'art individuel de l'artiste isolé et un mainstream sociétal qui vienne s'activer à côté des réseaux relationnels naturellement nécessaires de l'artiste. C'est précisément à ce moment qu'entre en jeu la signification d'une affiliation à un groupe, que ce soit avec ou sans orientation thématique.

Werner Kiesel

Werner Kiesel met en valeur ses impressions de vie et ses expériences avec des images abstraites et parfois se transposant dans le réel.

sans titre
Sans titre, 50x70

Encore et toujours l'on remarque ses coloris lumineux, par endroits particulièrement brillants et d'une grande force de rayonnement. Peindre est pour Werner Kiesel un procédé autarcique pour exprimer ses sentiments et ses irritations et les pousser dans la lumière de la conscience. Ce n'est pas étonnant dès lors qu'il nous offre avant même la technique et les matériaux, toute une gamme thématique. La manière d'agir actuelle des hommes non seulement le laisse lui-même pensif, mais se reflète dans ses travaux comme des messages. Il invite l'observateur à réfléchir à son tour et à ne pas se résigner face aux évènements initiés par l'homme.

Lumière
Lumière, 50x50

Ses travaux ont également un contenu très politique ces dernières années. Finalement, c'est une joie de vivre et un consentement à la vie qui prédomine dans ses œuvres, exprimés par leurs couleurs rayonnantes.

Irmtraud Klug-Berninger

On trouve chez Irmtraud Klug-Berninger, une étendue incroyable de matériaux, techniques et styles utilisés. Les effets spatiaux qu'elle produit avec ses grandes œuvres en papier plié, captivent l'observateur, d'abord à cause des dimensions, ensuite à cause de la forme et surtout à cause d'une magnificence éblouissante des couleurs.

L'envol et la chute d'Icare
L'envol et la chute d'Icare, techniques mixtes

Ses dessins sont comme des lignes multicolores qui évoluent librement et se renforcent réciproquement comme dans un combat existentiel pour la conquête de la toile. Installations, objets, collages, graphisme pour impression sont les media d'Irmtraud Klug-Berninger et chaque fois, le visiteur est conduit dans un monde de rêve et de beauté qui lui procure sans cesse de nouvelles impressions. Celles-ci peuvent alors l'entraîner vers des moments de quête faustienne.

L'artiste est toujours entraînée vers de nouvelles créations – l'enfer serait de rester sur place – que ce soit en petit format ou dans un programme qui remplit l'espace.

Irmtraud Klug-Berninger www.klug-berninger.de

Cornelia Krug Stuehrenberg

Magicien
Magicien, techniques mixtes, 2016

Cornelia Krug Stuehrenberg est une magicienne de notre temps. Les paysages et les figures de ses tableaux permettent encore de reconnaître leur origine ; mais en même temps, ils se sont transformés en décors qui rappellent des images de rêve...

tête avec swastika
tête avec swastika, techniques mixtes, 2016

Ce sont justement les images abstraites et étranges dont sont empreintes l'œuvre de Cornelia Krug Stuehrenberg qui stimulent la capacité de fantaisie et qui offrent une surface de projection pour les pensées et ne se laissent que difficilement saisir par des mots...
Elles ne sont pas qu'un souvenir d'un monde meilleur, plus beau, mais leurs formes et leurs couleurs donnent l'espoir d'un avenir digne d'être vécu.

Thomas Junker

Cornelia Krug Stuehrenberg www.krug-stuehrenberg.de

Magnus Kuhn

Le troisième de ce ralliement, Magnus Kuhn, porte devant lui comme une bannière et de façon démonstrative le rôle d'outsider de la société. Dans son curriculum vitae, il accorde une grande importance à son inaptitude aux métiers traditionnels, justement parce qu'ils annihilent sa créativité. Son concept artistique pourrait être introduit par un court avant-propos de Ludwig Wittgenstein, à savoir que le monde ne peut être appréhendé qu'à partir des concepts et non pas à partir des choses en elles-mêmes.

La vérité de l'Allemagne
La vérité de l'Allemagne

L'art de Magnus Kuhn part des mots et les transforme en merveille technique autorisant tout autre chose que le regard normal sur les choses de l'être, l'être de Magnus Kuhn, qui nous ouvre à nous observateurs attentifs, le chemin vers d'autres mondes. Même si toutes les installations – ou les objets – se composent aussi d'éléments connus, elles sont là dépourvues de leur sens pratique comme on l'entend habituellement.

Qu'ya-t-il dans les valises ?
Qu'ya-t-il dans les valises ?

Magnus Kuhn www.magnus-kuhn.de

Gerhard Nerowski

Gerhard Nerowski s'est entièrement consacré aux objets du quotidien, petits au départ et qu'il a surdimensionné. Epingles à cheveux, volants, pelures de citrons, mégots de cigarettes, punaises, boutons, etc..., le tout dans des bois lourds découpés à la tronçonneuse, conçus avec une couleur minimaliste et souvent soulignés par des lignes noires. Mais il configure aussi des portraits fins, très réels représentant des personnes, des animaux de son entourage. Des lions, des éléphants de toutes dimensions peuplent son atelier. Tout ce qui est géré ainsi de façon accessoire, peut être sans cesse repris si un concept d'exposition l'exige pour réaliser des travaux par exemple sur le problème des exilés dans leur traversée des mers. Un petit bateau plié en bois de dimension exagérée, déchiré et troué, cela suffit pour comprendre de quoi il s'agit. Gerhard Nerowski est un créateur, pas un narrateur. Le grand geste n'est pas son domaine, c'est plutôt celui de la remarque en marge.

barette
Barette, bois

bouchon de champagne
Bouchon de champagne, bois

Gerhard Nerowski www.gerhard-nerowski.de

Rolland Schaller

Carnevale de satiro
Carnevale de satiro

Roland Schaller est, selon ses propres déclarations, à la recherche de l'Homme. Ses lignes dynamiques, qui semblent se mouvoir de façon incontrôlée sur la surface, produisent une image avec parfois une représentation de moins en moins précise, une image justement qui met en scène le procédé de la quête. Ce faisant, des représentations hautement expressives apparaissent de la plus grande dynamique, celle-ci résultant du positionnement des figures dans l'espace de l'image et de la supériorité de la diagonale.

Cavallo carnevalesco
Cavallo carnevalesco

Il expérimente avec technique et style. En même temps apparaissent ses héros grecs, petits travaux en métal faits à partir de moulage par injection. De plus, il travaille avec du linoléum découpé, des gravures à l'eau-forte et des collages, des objets trouvés dans la nature sont transformés aux côtés de déchets industriels d'une usine de fabrication de chaises en plastique. Il se sert de la multitude des techniques artistiques non pas comme un artiste qui voudrait nous transmettre un message définitif, mais comme un chercheur.

Rolland Schaller www.roland-schaller.de

L'esprit du temps a défini l'art comme étant d'une immense multiplicité et a ouvert toutes les portes qui mènent aux espaces de la fantaisie de la création, de la démarche créative, des ateliers d'idées, etc... L'individualité absolue ainsi qu'une liberté poussée à l'infini des possibilités expriment les dogmes de notre temps. La certitude que l'infini existe encore et toujours comme exigence dans les définitions les plus étroites d'une idée artistique prive aujourd'hui chaque artiste d'une universalité. Il est tourné vers lui-même, vers sa richesse d'idées, sa façon d'être, enfin vers sa personnalité, comme l'exprimerait Heidegger. La justification de l'artiste est son existence. Et cela, vous pourrez le vivre lors de l'exposition du groupe "nous, Groupe Transform".

20ème exposition d'automne

du 23 septembre au 1er novembre 2020
vernissage samedi 26 septembre 2020 à 18h

Portraits d'Ardèche

photographies

Christian Boucher

Simon Bugnon

Maurice Chabanis

Michel Rissoan

du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h

Christian Boucher

Christian Boucher est né à Aubenas et a grandi à Lablachère dans le sud de l'Ardèche. Il partage sa vie entre Montélimar et Lablachère où il réside régulièrement dans sa maison familiale.
Adepte des sports de pleine nature, il affectionne plus particulièrement la randonnée, la montagne et le vélo. Ceci lui permet d'être très souvent dans la nature et de photographier les paysages très diversifiés qui nous entourent (Ardèche, Drôme, Vercors, Alpes, Ecosse, ...).

Christian Boucher
Christian Boucher

A la recherche incessante de nouveaux points de vue et de belles lumières, il cherche à travers ses images à révéler la beauté des lieux qu'il traverse en espérant participer à la préservation des richesses très fragiles qu'offre la nature. Adepte du matériel Nikon depuis toujours, il travaille avec un Nikon D850 et D810 équipés des objectifs de la marque.
Depuis longtemps, il s'est passionné également pour la photo de faune sauvage très variée dans nos régions. Le respect des espèces qui subissent les contraintes du climat et de la présence humaine, l'oblige à prendre un peu de recul sur ce thème.
Il est cependant sur le terrain le plus souvent possible afin d'assister au lever du soleil porteur de lumières magiques et de profiter des moments privilégiés d'observation de la nature et de la faune en mouvement...

En 2006, il a réalisé le livre Ardèche, la civilisation du châtaignier aux éditions Equinoxe.
En juin 2015, le livre Le Pays des Gorges de l'Ardèche a vu le jour chez le même éditeur. Après une description succincte de cette région (géologie, hydrologie, préhistoire, économie, activités de pleine nature, faune, flore, ...), ce livre permet de découvrir en images et de façon originale les majestueuses gorges de l'Ardèche ainsi que cette région. L'exposition Au gré des méandres représente les gorges de l'Ardèche et sa faune sauvage. Cette exposition a été sélectionnée pour le festival photos Phot'Aubrac 2017.

Christian Boucher
Christian Boucher

Christian Boucher travaille sur plusieurs projets actuellement : l'Ardèche bien sûr (un projet sur la Montagne ardéchoise), le Vercors mais également les Alpes. Il expose régulièrement dans la région. Cette année plusieurs expositions sont prévues dont une avec le Parc National des Ecrins.

Christian Boucher www.christian-boucher.com

Simon Bugnon

Simon Bugnon est né dans les Alpes de Haute Provence en 1987, il vit en Ardèche depuis 1992. Depuis toujours amoureux de la nature, son envie de communiquer son émerveillement l'amena à s'intéresser à la photo à l'âge de 14 ans, avant de souhaiter en faire son métier, pour vivre suivant ses rêves au plus proche de ce qui lui est essentiel. C'est en autodidacte qu'il a étendu sa pratique de la photo à des domaines variés, des paysages à la macrophotographie, tout en récoltant des connaissances dans tous les domaines qui le passionnent, en particulier la botanique et l'entomologie.

Simon Bugnon
Simon Bugnon

Il exerce l'activité de photographe auteur depuis 2008 en proposant notamment la réalisation de reportages et la cession de droits d'auteur. Il a présenté de nombreuses expositions, des conférences, illustré une dizaine d'ouvrages et collabore régulièrement avec des magazines de nature.

Dans sa quête du réel, la photo est pour lui un moyen de redonner de l'importance à ce qui nous entoure, à ce que trop souvent nous ne savons pas voir, avec l'espoir que l'émerveillement partagé puisse amener du respect.

Simon Bugnon
Simon Bugnon

Si le caractère sauvage de l'Ardèche semble de nos jours s'être caché derrière les apparences banalisées par le temps présent et les cartes postales, des secrets demeurent toujours. Ce département, en raison de sa diversité géologique et climatique, son relief accidenté, son relatif isolement et sa faible exploitation agricole, demeure l'un des derniers à posséder de telles richesses naturelles, qui demeurent peu connues du grand public.

Simon Bugnon www.simonbugnon.com

Maurice Chabanis

J'ai commencé à faire des photos dans les années 60 alors que j'étais en activité, en tant que viticulteur. Pourquoi j'ai commencé à photographier ? Peut-être pour garder le souvenir des choses. A l'époque, c'était rare de faire des photos. Ceux qui en faisaient avaient un Kodak, moi, j'ai débuté avec un reflex dont je ne me souviens pas de la marque, il était semi-automatique. Il était vendu avec l'objectif de base de 50 mm. Je faisais des diapositives. Au départ, je photographiais la famille et un peu de paysages.
Après ce premier reflex, j'ai suivi l'évolution de la technique. J'avais acheté un téléobjectif en 135mm, et, un peu plus tard, un 28mm. Je n'ai jamais arrêté de photographier. J'ai acheté ensuite le premier autofocus fabriqué par Minolta.

Maurice Chabanis
Maurice Chabanis

Dans les années 70-80, sollicité par des associations du village, par la mairie, ou par le caveau des vignerons, le rythme des photos s'est accéléré et je donnais les photos aux organismes ci-dessus qui me le demandaient. Je suis devenu le photographe "officiel" de l'organisateur des spectacles au théâtre antique. J'avais même l'autorisation de photographier pendant les générales. Le sujet photographié correspondait à la demande : photos des vignes pour le caveau, des spectacles pour la compagnie de théâtre, du site archéologique pour l'association villageoise, du village et de ses alentours pour la mairie. J'ai également fait les photos pour les archéologues (site archéologique d'Alba-la-romaine. En famille, aussi ; les quelques journées où nous partions pique-niquer, j'en profitais pour faire des photos des paysages rencontrés.

Maurice Chabanis
Maurice Chabanis

Bien sûr, je suis passé au numérique et j'ai franchi les étapes de l'évolution des appareils. Aujourd'hui, je suis équipé d'un plein format Sony et d'un APSC Fuji. Je suis devenu depuis 2010 le photographe "officiel" du château. Je fais les photos pour la communication du lieu : photos du patrimoine, des activités culturelles : expositions et concerts. J'assure également la prise de vue des travaux, des sinistres, etc...
Adhérent pendant quelques années du Club de retraités d'Alba, j'a fait les photos des voyages du club et des différentes activités : repas, assemblées générales.
En conclusion, mes photos ont pour but d'illustrer la vie locale de l'Ardèche et ses paysages.

Michel Rissoan

Voici maintenant, quelques décennies que je parcours les quatre coins de l'Ardèche. J'ai toujours le sentiment de la surprendre par effraction, le temps d'un clic-clac, de lui voler un peu de son âme... Mais mon pays ne se met pas en boîte.
Ici, c'est un paysage, là un monument ou encore une ombre passante, une silhouette à peine esquissée, la trace du passage furtif d'un animal...
Mais mon pays ne se laisse pas enfermer. Il faudrait toute une vie et encore, quelle serait cette vie ? Pour figer tous ces instants fabuleux, car l'Ardèche est distante, secrète. Certains la croient évanouie. Elle est évanescente, et ses trésors sont enfouis. Mon pays est un pays enchanté. A chaque sortie de virage, l'émerveillement est au rendez-vous, tant le paysage est changeant.
Mon pays ne se donne pas. Et contrairement à la rumeur malveillante colportée, il n'est pas à vendre.

Chataigne d'Ardèche
Chataigne d'Ardèche

Et que dire des saisons ?
Le printemps éclate d'un vert étincelant, parsemé ici et là de multiples fleurs aux parfums enivrants. L'été, le ciel azur et l'air immobile vous donnent l'impression d'être en vacances pour l'éternité. L'automne est un incendie, un foisonnement, une explosion de couleurs chatoyantes et à la fois toutes en nuances, nous donnant l'illusion de nous allonger dans un immense tableau impressionniste comme on se glisse dans les draps aux premières froidures. L'hiver nous ramène à la réalité. Il peut ê̂tre très rude et trè̀s froid sur le Plateau ardé́chois, voire glacial par vent du nord jusque dans les vallées. C'est le pays de la burle et des congères.
Voici, en quelques lignes, les mille liens qui m'attachent à mon pays.

L'Ardèche est un monde merveilleux
L'Ardèche est un monde merveilleux déjà inventé

Mais encore un mot. "On peut naître Ardé́chois, mais surtout on le devient" comment ? En aimant cette terre comme on aime sa famille, sa mère, son père, sa femme et ses enfants et en décidant d'y rester pour en faire sa demeure et y planter sa vie.
J'aurai pu moi aussi partir en des contré́es lointaines, revenir avec, dans mes valises, des reportages extraordinaires. Car j'avais aussi la tête dans les é́toiles et du vent aux ailes. Mais mon enracinement et ma passion pour cette terre ont été́ plus forts.
Mon pays est un pays choisi. Je suis resté pour témoigner. Pour garder privilège d'exister ici, avec d'autres, et proclamer qu'on est tous d'un temps, d'un pays. Pour sauvegarder la mosaïque des terroirs, et le grain des caractères qui les ont façonnés. Je suis resté pour transmettre, perpétuer la tradition. "L'Ardèche est comme le bon vin, et, une fois que l'on y a goûté, c'est trop tard, on ne peut plus s'en passer, on y revient toujours".
Au final, vous allez me trouver un peu chauvin, et ce sera sans doute un peu vrai, mille excuses. Ici, on ne se refait pas, mais les ardéchois le sont tous un peu... chauvin. Les clichés qui suivent, devraient finalement vous rallier à ma cause. Mon pays est un pays de mémoire, alors souvenez-vous. Mon pays est un pays de rencontres, alors retrouvez-vous.

Michel Rissoan www.photographe-michelrissoan-ardeche.com/